Témoignage Personnel
par T. Austin-Sparks

Il y a longtemps j’étais incontestablement totalement consacré pour les intérêts de Dieu (comme j’espère l’être encore aujourd’hui), et il n’y avait aucun doute quant à ma dévotion au Seigneur. J’étais complètement impliqué dans toutes sortes d’activités évangéliques, et surtout dans les conférences dédiées à l’accroissement de la vie spirituelle. J’étais membre de nombreux comités et autres conseils d’administration de plusieurs organisations missionnaires, et j’étais souvent sollicité car on disait de moi que j’étais un homme avec un message. C’est résumer en quelques mots une immense activité vraiment fervente et une préoccupation dévouée pour les intérêts du Seigneur. Etant un homme de prière, je pensais être ouvert au Seigneur et à toute Sa volonté. Mais il y avait un certain nombre de choses contre lesquels j’avais un sérieux préjugé. C’était en fait l’essence même de l’enseignement originel de « Keswick », et je ne pouvais l’accepter à aucun prix. J’ai combattu cet enseignement et ceux qui l’enseignaient. Pour résumer, le Seigneur me pris sérieusement en main et m’amena à un dilemme spirituel. La chose même que je n’aurai touché à aucun prix, se prouva être le moyen de mon émancipation. Ceci devint la solution qui produisit une vie plus riche et un ministère très large. Je fus amené à voir que mon jugement était complètement faux et que j’avais été aveuglé par mon préjudice. Je croyait être honnête et avoir raison, et je pensais en avoir les preuves ; mais non, en fait dans mon ignorance j’avais rejeté quelque chose qui avait une certaine valeur pour le Seigneur et pour moi-même. Grâces soient rendues à Dieu qui m’a permis d’être parfaitement honnête quand cet attitude de préjudice me fut révélée dans mon cœur. Aucun homme n’est infaillible, et aucun n’est encore « parvenu » ni même encore « parfait ». Beaucoup d’hommes de Dieu ont dû effectuer un ajustement spirituel quand ils furent éclairés d’une plus grande lumière, alors qu’un sentiment de besoin rendit cet ajustement nécessaire. (juillet 1946)